FCIQ – Fenêtre sur le marché – Août 2011

Voici un article publié par la FCIQ (Fédération des Chambres Immobilières du Québec). On y présente l’état du marché immobilier au Québec en juillet 2011. On y discute entre autres, d’une crise de confiance des investisseurs et de l’immigration qui atteint un sommet au Québec. On découvre aussi que même si la confiance des consommateurs a diminuée, les acheteurs ont toujours la conviction que l’achat d’une propriété demeure un bon investissement à long terme.

Deuxième hausse consécutive des ventes en juillet au Québec

Les 5 249 ventes résidentielles enregistrées sur le système MLS® au Québec en juillet 2011 représentaient une progression de 2 % par rapport à la même période l’an dernier. Il s’agissait d’une deuxième hausse mensuelle consécutive. L’augmentation de 4 % des ventes en juin avait mis fin à une tendance baissière qui durait depuis 13 mois à l’échelle de la province.

Les résultats de juillet sont toutefois très disparates d’une région géographique à l’autre. La région métropolitaine de Montréal a donné le ton avec une croissance des ventes de 6 %. Le nombre de ventes est demeuré stable (0 %) dans la région métropolitaine de Gatineau, tandis qu’il a plutôt reculé dans les autres régions métropolitaines (- 3 % à Saguenay, – 5 % à Québec, – 9 % à Sherbrooke et – 11 % à Trois-Rivières).

La remontée des taux d’intérêt retardée par une nouvelle crise de confiance sur les marchés mondiaux

Le mois d’août a été marqué par une volatilité élevée dans les marchés boursiers et par la multiplication des risques économiques à l’échelle mondiale. Les inquiétudes quant à la dette souveraine en Europe et au ralentissement économique aux États Unis ainsi que la décision de l’agence Standard & Poor’s d’abaisser la note de la dette américaine de AAA (la meilleure possible) à AA+ sont derrière la vague de panique qui a frappé les investisseurs au cours des dernières semaines.

La crise qu’on observe actuellement est avant tout une crise de confiance et lorsque les investisseurs sont nerveux, ils cherchent des valeurs refuges telles les obligations, dont celles émises par le gouvernement canadien. Étant donné que les prêts hypothécaires à taux fixe octroyés par les banques canadiennes sont principalement influencés par le rendement des obligations canadiennes (voir Quels facteurs expliquent les fluctuations des taux hypothécaires au Canada?), tant que la nervosité persiste dans les marchés, la montée des taux hypothécaires fixes anticipée depuis longtemps au Canada sera encore retardée. De plus, la diminution des pressions inflationnistes au Canada ainsi que la décision de la Réserve fédérale américaine de maintenir son taux directeur à son actuel niveau plancher au moins jusqu’à la mi-2013 retardera la hausse du taux directeur de la Banque du Canada et par conséquent la hausse des taux hypothécaires variables.

La migration internationale au Québec a atteint un sommet de 50 ans en 2010

Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, le Québec a accueilli 54 000 immigrants internationaux en 2010, le sommet des 50 dernières années. Par ailleurs, bien que la majorité des immigrants choisissent encore de s’installer dans la région administrative de Montréal, certaines régions ont gagné en popularité au cours des dernières années. Parmi les 181 500 immigrants admis au Québec entre 2004 et 2008 qui étaient toujours présents en janvier 2010, 65,2 % (environ 118 300) ont élu domicile sur l’île de Montréal, comparativement à 70 % des immigrants arrivés entre 2000 et 2004. Les régions de la Montérégie (10,2 %), de Laval (6,9 %), de la Capitale-Nationale (4,4 %) et de l’Outaouais (2,5 %), qui ont accueilli près du quart des nouveaux arrivants entre 2004 et 2008, ont toutes vu leur part d’immigration internationale augmenter par rapport aux immigrants reçus entre 2000 et 2004. Les douze autres régions administratives auront été la terre d’accueil d’environ 11 % des immigrants internationaux. Pour consulter l’étude Panorama des régions du Québec, édition 2011, cliquez ici.

La grande majorité des acheteurs au Canada continuent de percevoir l’achat d’une propriété comme un bon placement à long terme

Selon une enquête réalisée en ligne par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), 86 % des acheteurs récents au Canada sont d’accord que l’achat d’une propriété est un bon placement à long terme. De plus, les résultats de l’enquête indiquent que 88 % des acheteurs ont une bonne idée du montant du prêt hypothécaire convenant à leurs moyens et que 39 % d’entre eux fixent leurs paiements hypothécaires au-dessus du minimum exigé. L’enquête montre aussi que la part de marché des courtiers hypothécaires parmi les premiers acheteurs et les acheteurs plus expérimentés est demeurée stable au cours de la dernière année pour s’établir à 39 %. Finalement, les médias sociaux commencent à être une source de renseignements importante : au total, 11 % des répondants ont signalé s’en être servis pour effectuer des recherches sur les prêts hypothécaires, comparativement à 3 % en 2010. L’enquête a été menée du 25 février au 25 mars 2011 auprès de 3 512 emprunteurs récents. Pour consulter l’étude, cliquez ici.

La confiance des consommateurs diminue au Québec en août

Selon le Conference Board du Canada, l’indice global de confiance des consommateurs québécois a fortement diminué au mois d’août par rapport au mois précédent. Après la hausse de 1,6 point en juin et celle de 2,5 points en juillet, l’indice de confiance a reculé de 12,7 points en août pour atteindre 67,1. Il faut remonter jusqu’au mois d’avril 2009 pour trouver un indice de confiance plus bas que celui d’août 2011. La proportion de Québécois estimant que le moment était propice à un achat important, telle une propriété, a elle aussi diminué en août, mais d’une façon beaucoup moins marquée. Après être passée de 43 % en juin à 49 % en juillet, cette proportion est redescendue à 43 % au mois d’août. Le fait que la proportion des consommateurs québécois qui estiment que le moment est bon pour un achat important a diminué moins fortement que l’indice global de confiance suggère que les Québécois sont davantage préoccupés par la conjoncture économique que par la tenue du marché immobilier.

Au Canada, l’indice global de confiance des consommateurs a, quant à lui, diminué de 6,6 points en août par rapport à juillet pour atteindre 74,7. Il s’agit du niveau de confiance des consommateurs le plus bas au pays depuis juillet 2009.

 
 
Source:  2011 Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) Publication Fenêtre sur le marché – Août 2011

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