La satisfaction personnelle

Est-il possible d’identifier le point où nous avons juste « assez » en termes de possessions ou d’expériences?

Serait-il utile de reconnaître ce qui nous satisfait et est-ce que ça nous amènerait à faire des choix plus éclairés avant de consommer?

Le livre Your money or your life de  Joel Dominguez et Vicki Robin introduit le concept de la courbe de satisfaction.

Sur cette courbe en forme de cloche, il existe un endroit précis pour toute chose qui maximise la satisfaction que l’on va en retirer. Si vous dépensez plus, la satisfaction va actuellement se mettre à diminuer.

Donc, selon cette théorie, lorsque vous atteignez un certain niveau de luxe dans votre vie, tout ce que vous aller acquérir au delà de ce niveau vous apportera un rendement décroissant de satisfaction.

Examinons la question du logement sous cette hypothèse.

Les sept niveaux pourraient refléter ceci:

1 – Nous sommes essentiellement des sans-abris ou nous vivons dans notre voiture.

2 – Nous vivons dans un appartement extrêmement petit, bon marché et désuet. Le loyer est très bas, mais il n’y a pas assez de place pour coucher tout le monde ou pour faire quoi que ce soit. Nous n’invitons jamais personne par manque de place.

3 – Nous vivons dans un bel appartement ou une petite maison. Il y a assez de place pour dormir et manger mais nous sommes parfois à l’étroit et l’appartement a l’air en désordre parce que trop encombré. Nous invitons parfois des amis mais on ne se sent pas à l’aise pour faire les soirées ou les réceptions qu’on aimeraient faire.

4 – Notre maison est d’une grandeur idéale pour notre famille. Nous sommes confortables de recevoir des amis, même pour la nuit. Le ménage et l’entretien ne sont pas excessifs et les factures/hypothèque sont en fonction de nos revenus.

5 – Notre maison dépasse les besoins actuels de notre famille, mais elle nous permet d’envisager une certaine croissance; comme la venue d’un ou plusieurs enfants, ou la possibilité d’avoir un bureau à domicile éventuellement. Les factures et l’hypothèque prennent une part un peu trop grande de nos revenus mais on arrive à tout payer. Nous passons un peu trop de nos temps libres à faire du ménage et de l’entretien  mais nous sommes vraiment fiers lorsque nous invitons des gens chez nous.

6 – Notre maison est notre château. Nous pouvons tout juste payer les factures et l’hypothèque, mais seulement si nous n’allons jamais au restaurant ou au cinéma. Les dépenses nous gênent, nous ne réussissons plus à épargner quoi que ce soit et il y a des moments où nous pensons que nous ne faisons rien d’autre que du ménage et de l’entretien.

7 – Nous avons acheté une maison qui représente neuf fois notre revenu annuel, avec un prêt à un taux variable. Le taux vient d’être ajusté à la hausse. Notre maison est absolument extraordinaire mais la banque va la saisir car nous n’arrivons pas à faire les nouveaux paiements. Nous ne savons pas où aller, nous n’avons plus rien. On souhaiterait n’être jamais venu ici.

Le niveau idéal est au sommet de la courbe, là où nos besoins sont rencontrés à l’intérieur de nos moyens financiers. Cette courbe peut s’appliquer pour presque toute dépense.

Il faut faire attention avec la perception que nous avons de notre satisfaction future. Nous anticipons souvent un degré de satisfaction beaucoup plus élevé que  la réalité. Une fois l’argent dépensé et l’objet entre nos mains, nous sommes souvent déçus du court moment de satisfaction que cet achat nous a apporté.

Pour un gros investissement, comme une maison, il faut être réaliste avec nos besoins et nos moyens financiers. Mieux vaut une petite maison confortable, avec des paiements abordables qui nous permettent d’allouer de l’argent à d’autres besoins, qu’une maison trop coûteuse pour nous.

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